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Les prélèvements sociaux dans notre modèle social

Le 30 octobre 2026

Entre le salaire brut inscrit au contrat et la somme réellement versée sur votre compte, l’écart est loin d’être anodin. Sans tenir compte des cotisations patronales, cotisations salariales, CSG, CRDS sont prélevées pour financer la protection sociale. Alors que certains parles de « charges », ce qu’elles sont selon le vocabulaire comptable, d’autres préfèrent parler de revenus différés. Comment se répartissent-elles ? Ce qu’il faut savoir pour se faire un avis sur les différents candidats à l’élection présidentielle.

Du salaire brut au net

En 2026, les cotisations salariales représentent environ 22 % du brut pour un salarié non-cadre du secteur privé, soit un net avant impôt proche de 78 % (Urssaf), avant mutuelle et prévoyance. Elles comprennent notamment :

Parmi celles-ci, 6,8 points de CSG sont déductibles du revenu imposable ; le reste et la CRDS ne le sont pas. Les cadres cotisent plus avec un taux global pouvant atteindre 25 % sur les hauts salaires. La hausse de la CSG de loi de finances 2026 ne concerne pas les salaires, uniquement certains revenus du capital. Un simulateur est disponible pour connaître les montants réels selon votre situation sur https://shelteroffice.fr/shelter-tools/salaire/.

Le coût complet pour l’employeur

Aux cotisations salariales, s’ajoutent les cotisations patronales, invisibles sur la fiche de paie mais payées par les employeurs. C’est ce que l’on appelle le « super brut », qui correspond à environ 40 % du brut avant allègements éventuels (maladie, famille, retraite, chômage, accidents du travail). Pour les revenus proches du Smic, la réduction générale dégressive unique (RGDU) les diminue fortement mais son effet s’estompe à mesure que le salaire augmente. Depuis 2026, ce dispositif remplace les anciens taux réduits maladie et famille dits « réductions Fillon », supprimés par la loi de financement de la sécurité sociale. Par exemple, à 2 500 € brut, l’employeur supporte ainsi environ un quart du brut en cotisations de Sécurité sociale, contre un poids bien plus lourd au-delà de 4 000 €.

Pour 100 € de salaire brut en 2026 (ordre de grandeur, non cadre) :

Élément

Montant

Salaire brut

100 €

Cotisations salariales, CSG et CRDS

≈ 22 €

Net avant impôt sur le revenu

≈ 78 €

Cotisations patronales (avant allègements)

≈ 40 €

Coût total pour l’employeur

≈ 140 €

Autrement dit, sur 140 € dépensés par l’entreprise pour un salarié, environ 78 € arrivent sur son compte, avant impôt sur le revenu. À l’échelle du pays, les prélèvements obligatoires atteignent 43,6 % du PIB en 2025 (Insee), dont environ un tiers de cotisations sociales.

 

Ces cotisations financent retraites, assurance maladie, famille, chômage, autonomie dont chacun bénéficie. Salariés, entreprises et pouvoirs publics se partagent ainsi le financement de la protection sociale. Mais avec un déficit public d’un peu plus de 5 % du PIB en 2026, la question de leur financement reste ouverte. Le modèle social français et son financement seront au cœur de nombreux débats dans les élections à venir. Comprendre l’environnement social et fiscal est indispensable pour identifier des besoins et entendre les préoccupations des clients. Les conseillers en Gestion de Patrimoine de Finankap vous aident à y voir clair et à construire une stratégie adaptée à votre situation, contactez-nous !

Dans un monde qui bouge, Finankap est là pour donner vie à vos envies.

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Article par : Stéphane SAES

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